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Saint-Oyen

Saint-Oyen
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Dernière visite: 19/08/2024

Accès

On accède à Saint-Oyen par l'autoroute [A5] Turin-Aoste, en prenant la sortie Aoste Est, puis en continuant sur la SS27 du Grand-Saint-Bernard en direction du nord ; jusqu’en juin 2027, la bretelle reliant l’autoroute à la route nationale est fermée en raison de travaux dans les tunnels ; il faut donc traverser la ville d’Aoste pour rejoindre Saint-Oyen. La route nationale remonte la vallée en passant par Gignod et Étroubles et rejoint le chef-lieu, situé le long de son tracé peu avant l’embranchement menant au tunnel et au col du Grand-Saint-Bernard. La gare ferroviaire de référence est celle d’Aoste, sur la ligne Chivasso-Aoste de Trenitalia (TI) ; le tronçon entre Aoste et Ivrea est fermé pour des travaux d’électrification et est desservi par des bus de remplacement, la réouverture étant prévue par étapes à partir de janvier 2027. Les transports publics locaux sont gérés par Arriva Italia, avec une ligne extra-urbaine reliant Aoste à Saint-Rhémy-en-Bosses. L’aéroport le plus proche proposant des vols réguliers est celui de « Sandro Pertini » à Turin-Caselle. La vallée figure parmi les zones les plus enneigées de la région : en hiver, la circulation nécessite des pneus neige ou des chaînes à bord.

Introduction

Saint-Oyen est une commune de la Vallée d'Aoste située dans la haute vallée du Grand-Saint-Bernard, entre Étroubles et Saint-Rhémy-en-Bosses, le long de la route menant au col et au tunnel du Grand-Saint-Bernard. Le chef-lieu se trouve au fond de la vallée, sur les deux rives du torrent Artanavaz, à un peu moins de 1 400 mètres d’altitude, tandis que le territoire s’étend sur les deux versants jusqu’à la crête marquant la frontière avec le Valais, à plus de 2 700 mètres. La commune est limitrophe d’Étroubles, de Gignod et de Saint-Rhémy-en-Bosses et, de l’autre côté de la frontière, de Bourg-Saint-Pierre. Son histoire est liée au passage des voyageurs et des pèlerins se rendant au col en suivant le tracé de la Via Francigena.

Description

Le territoire s'étend sur une partie du fond de la vallée de l'Artanavaz et sur les deux versants qui la délimitent : du côté exposé au soleil s'étendent des prairies et des pâturages, tandis que du côté ombragé se trouvent des forêts de mélèzes et de sapins. Depuis le fond de la vallée, le vallon de Barasson et la combe de Flassin remontent jusqu’à la crête frontalière. Les villages, parmi lesquels Flassin, Château-Verdun, Condémine, Cerisey, Le Crétoux et Barasson, sont répartis le long du fond de vallée, sur les premières terrasses et dans les alpages des vallons.

Le toponyme dérive d’Oyend, forme française d’Eugendo, abbé du monastère de Condat, dans le Jura, entre le Ve et le VIe siècle, dont le culte fut introduit dans la vallée par des moines bénédictins. La première mention du lieu remonte à 1137, lorsque le comte Amédée III de Savoie fit don à la prévôté du Grand-Saint-Bernard des terres de Château-Verdun, qui dépendaient alors de la paroisse d’Étroubles ; la maison forte devint un lieu de halte pour les voyageurs entre Aoste et le col et appartient encore aujourd’hui aux chanoines, qui l’utilisent comme lieu d’accueil et y hébergent une communauté de moniales bénédictines. En 1584, le territoire fut intégré à la baronnie de Gignod. L’église paroissiale de Saint-Eugende, fondée probablement au XIIe siècle et reconstruite en 1820, conserve un reliquaire en argent partiellement doré du XVIIe siècle, œuvre d’un artiste suisse. Dans le village se trouvent la maison natale de Jean-Antoine Pellissier, religieux du XVIIIe siècle mort à Naples, et l'ancienne scierie de Prenoud ; la bibliothèque municipale expose un herbier du XIXe siècle. Stendhal fait passer par Saint-Oyen le protagoniste de *La Vie d’Henri Brulard*, dans le récit de la descente du Grand-Saint-Bernard.

L’économie traditionnelle reposait sur l’agriculture, l’élevage et les services liés au transit sur la route du col. Le produit typique de la commune est le jambon grillé de Saint-Oyen, reconnu comme produit agroalimentaire traditionnel. À Flassin se trouve un centre de ski de fond, avec des pistes reliant Étroubles et Saint-Rhémy-en-Bosses, et en hiver, une aire de jeux dans la neige est aménagée. La commune participe au Carnaval de la Coumba Freida et fait partie de l’Unité des Communes valdôtaines du Grand-Combin.

Le territoire fait partie du site faunistique de la vallée du Grand-Saint-Bernard, où l’on trouve le cerf (Cervus elaphus) et le chevreuil (Capreolus capreolus) dans les zones boisées, le bouquetin (Capra ibex) et le chamois (Rupicapra rupicapra) sur les versants rocheux, ainsi que plusieurs couples nicheurs d’aigles royaux (Aquila chrysaetos).

Les sentiers sillonnent les deux versants de la vallée, autrefois empruntés par les contrebandiers se rendant dans le Valais. Les itinéraires estivaux mènent à Plan Puitz et à la combe de Flassin, tandis que le vallon de Barasson conduit à la crête frontalière et à la Tête de Barasson. Le fond de la vallée est traversé par la Via Francigena, qui relie Saint-Oyen à Étroubles en passant par le Bois de Gorrey et se poursuit vers Saint-Rhémy-en-Bosses et le col.

Information

Données générales

Superficie : 9,42 km²
Altitude du chef-lieu : 1 373 m
Point culminant : 2 729 m – Tête de Barasson
Nombre d'habitants : 188 (au 01/01/2026)
Nom en dialecte : Sent-Oyèn
Nom des habitants : saintoyards
Saint patron : SaintEugendo, fêté le 2 janvier
Communes limitrophes : Bourg-Saint-Pierre (Suisse) – ÉtroublesGignodSaint-Rhémy-en-Bosses
Région d'appartenance : Vallée d'Aoste
Pays d’appartenance : Italie
Site officiel : commune.saint-oyen.ao.it

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